Réservation  06.70.98.65.31
Placement libre
Samedi 13 juin  à 20h30
Chorégraphie par Noémie Losson
Texte et Interprétation
Aurélie Willame
LES DANSES MODERNES FOURMISIENNES  VOUS PRÉSENTE
Le Soulier de Cristal
(classique)
Je me souviens d’une enfant qui rêvait si fort que le monde autour d’elle semblait s’arrêter.
Chaque pas qu’elle faisait laissait derrière lui une petite trace de lumière, comme si la poussière d’étoiles la suivait partout.
 
Elle n’avait pas encore trouvé son soulier de cristal… mais parfois, quand elle tournait sur elle‑même, j’aurais juré entendre un tintement, léger comme un secret.
Un son qui disait : « Continue… la magie n’est pas loin. »
 
Je me souviens de ses yeux émerveillés, de ses gestes qui hésitaient entre l’enfance et le rêve.
Et puis un jour, sans prévenir, elle a dansé comme si le temps s’était ouvert devant elle.
Comme si le soulier invisible qu’elle portait depuis toujours venait enfin de briller.
 
Ce soir, sous les projecteurs, je retrouve cette lumière.
Cette magie qui ne s’explique pas, qui ne s’enseigne pas…
Cette magie qui transforme un simple pas en destin,
et un soulier ordinaire… en cristal.
La boîte aux Souvenirs
(moderne-jazz)
Je me souviens de ma classe comme d’une petite scène.
Chaque matin, les enfants entraient comme des danseeurs timides, cherchant leur place, apprenant leurs premiers pas.
Il y avait les hésitations, les maladresses, puis les élans de confiance, ces gestes soudains qui disaient : « Je peux y arriver. »
 
Je me souviens des petites victoires, celles qui ressemblent à des pirouettes réussies après tant d’essais : un mot enfin lu, un sourire qui s’ouvre, une main qui se lève pour la première fois.
Je me souviens aussi des rires, des surprises, des moments improvisés — comme cette leçon dans la neige, où chaque trace devenait un pas de danse.
 
Et puis il y avait les au revoir.
Les enfants qui grandissent, qui quittent la scène pour une autre, mais qui laissent derrière eux une lumière que je n’ai jamais oubliée.
 
Aujourd’hui, je regarde ces souvenirs comme on regarde un ballet terminé : avec tendresse, avec fierté, et avec la certitude d’avoir vécu quelque chose de beau.