le scénariste du plan de feu
Un document attire l’œil : le plan de feu, véritable carte stratégique du spectacle. Jean‑Michel le manipule comme un chef d’orchestre manipulerait sa partition.
On dirait une carte au trésor dont lui seul connaît les chemins.
Chaque symbole, chaque numéro, chaque flèche correspond à une intention.
« La lumière, c’est ce qui donne du sens à l’espace », explique-t‑il en ajustant un projecteur. « On peut transformer un plateau en forêt, en chambre, en rêve ou en cauchemar, simplement en jouant sur les ombres. »
 
Ce travail, minutieux et souvent invisible, demande une précision quasi chirurgicale. Un projecteur déplacé de quelques centimètres peut changer l’équilibre d’une scène. Une intensité trop forte peut effacer un visage.
Au Théâtre Jean Ferrat
      Le maître des lumières
Le théâtre avant le théâtre
En poussant la porte du Théâtre
on entend d’abord le silence.
Un silence particulier, celui des salles encore vides, où l’air semble retenir son souffle avant l’arrivée du public.
Dans cette atmosphère suspendue, une silhouette se détache, Jean‑Mich
Arriver tôt, c’est surprendre Jean‑Michel en pleine chorégraphie technique.
Il se déplace d’un projecteur à l’autre, vérifie un angle, ajuste
une gélatine, resserre un collier.
« La lumière, c’est ce qui donne du relief à l’histoire », confie-t‑il, sans jamais s’arrêter. « On peut tout changer avec un simple faisceau une émotion, un rythme, une intention. ».
Pour lui, la journée commence bien avant que les projecteurs ne chauffent
et que les comédiens ne foulent le plateau.
Un artisan de l’ombre
Jean‑Mich appartient à cette génération de techniciens
qui ont appris le métier en le vivant, en observant, en expérimentant.
Il parle de lumière comme d’autres parlent de peinture.
Il connaît les projecteurs par leur nom, leurs caprices, leurs forces.
Il sait comment un faisceau peut flatter un décor ou révéler une fragilité.
Son geste est sûr, mais jamais mécanique.
Il y a chez lui une forme d’écoute permanente : du plateau, des artistes, du texte.
Lorsque tout est installé, Jean‑Michel rejoint son poste de commande. La console lumière s’illumine de dizaines de touches, de curseurs, de mémoires. C’est là que tout se joue
Conclusion
 
Jean‑Michel n’apparaît jamais sur scène,
mais sans lui, rien ne tiendrait debout.
Derrière sa console, il façonne l’émotion,
sculpte les ombres, donne du relief aux mots.
 
Indispensable pour le spectacle :
il est l’homme qui fait briller le théâtre sans jamais chercher la lumière.
Au Théâtre Jean Ferrat, Jean‑Michel occupe la fonction
de technicien plateau et maître des lumières.
Professionnel expérimenté, il assure la mise en œuvre technique des spectacles et contribue directement à la qualité artistique des représentations.
© 2026/Crédit photo. La Gazette de Fourmies. Alain Lalau