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© 2026/Crédit photo/ Paul Schuler
Des visages, des voix, des histoires
Au milieu de la foule, les scènes se succèdent comme autant de petites histoires.
 
Élise, 7 ans, serre contre elle un énorme panda en peluche.
« C’est moi qui l’ai gagné ! », dit‑elle, les yeux brillants, en montrant fièrement son trophée.
Son père rit : « On n’était pas censés repartir avec ça… mais bon, c’est la Ducasse ! »
 
Un peu plus loin, Karim, 16 ans, attend son tour pour le Nex Dance
« On vient chaque année avec les potes.
C’est le meilleur moment de l’été. »
Il ajuste sa casquette, jette un regard vers l’attraction qui gronde, puis disparaît dans la file avec un sourire impatient.
 
Sur une terrasse, Monique, 68 ans, observe la foule avec tendresse.
« Quand j’étais petite, je venais déjà ici avec mes parents.
Aujourd’hui, ce sont mes petits‑enfants qui courent partout.
La Ducasse, c’est notre tradition.
Ça fait du bien de voir la ville comme ça. »
Grande Ducasse de Fourmies : les forains au cœur de la fête
La Grande Ducasse de Fourmies a ouvert ses portes ce week‑end, attirant déjà de nombreux visiteurs.
Derrière les manèges et les lumières, les forains donnent vie à l’événement, fidèles à un métier transmis
de génération en génération.
Tony, qui tient les autos‑tamponneuses, revient chaque année à Fourmies. « Ici, les gens ont le sourire.
On voit les enfants devenir ados, puis revenir avec leurs propres petits.
C’est ça, la magie du métier. »
Au stand de pêche aux canards, Sabrina accueille les plus jeunes.
« Pour beaucoup, c’est leur premier manège. On partage leurs premiers souvenirs de fête. »
 
Plus loin, Marco surveille son grand huit avec l’expérience des anciens. « On vit sur la route, mais on vit ensemble.
La Ducasse, c’est un rendez‑vous qu’on ne manque jamais. »
 
Entre tradition, savoir‑faire et convivialité, les forains sont les artisans essentiels de cette fête populaire qui anime le centre‑ville et rassemble les familles.